Week 5: Chamonix I (Essay de Thibault)

Omdat ik zelf een klein beetje moe ben dit weekend, heb ik mijn (Franse) vriendje gevraagd om het verslag van de eerste week in Chamonix te schrijven. Die is geschreven in het… Frans. Voor mijn Franstalige lezers zal het dit keer makkelijker zijn om mijn blog te ontcijferen (onze Donald Duck taal valt niet mee), mijn Nederlandse lezers verwijs ik voorlopig naar Google Translate – tot ik zelf de energie vind om de tekst van Thibault te vertalen.

Nog een extra kijkje in de gekte van de CRET kunnen jullie vinden op de blog van Theo, mijn cursusgenootje. Klik vooral even op de video, die geeft de uitdaging van afgelopen week goed weer: Ijs.

Semaine 5: Chamonix I

Treize jours, douze heures et 127 minutes. Il pourrait s’agir d’un nouveau titre de ces livres français rouges, ceux de la littérature alpine. Rangé à côtés de celui de Desmaison, de la trace de l’ange, et du bouquin alpino-romantique d’Isabelle Bonnet. Les héros sont ici une GoreTex trouée, une paire de chaussette et de moi-même, c’est l’histoire de leur rencontre avec le climat Chamoniard. De leur retour à une humidité relative normal, de leur temps pour être précis puisque jamais ici, pendant toute la période du stage elles n’ont quitté le statut social de la moiteur froide, malgré l’hospitalité de nos amis, le thermostat étant bloqué sur une pluie constante et fine, le sec n’ayant qu’un caractère relativement temporaire.

Voilà, j’ai planté le décor. Humide. Il s’agit d’en finir au plus vite avec ce cadrage pessimiste et s’habituer. Puisque ce climat ne va pas nous quitter. L’homme se fait à tout, l’alpiniste ne fait pas exception à sa condition humaine et puisqu’il recherche l’AMBIANCE comme il le dit souvent, c’est bien avant tout bien fait pour lui. Au milieu des nuages, quelque part sur la mer de glace des petits groupes apprennent à jouer avec l’élément.

Il me parait important de faire un détour par l’Histoire avec un grand H -s’il vous plait-. Comme son nom l’indique, l’élément, est glissant. Les hommes ayant depuis longtemps perdu leurs attributs naturels pour ce genre de milieu, ils se doivent de porter des griffes artificielles en acier au bout de leurs membres inférieurs. Concernant les membres supérieurs, les griffes aux mains qui équipaient initialement nos ancêtres se sont rapidement révélées inadaptées aux comportements humains. Bien que le grattage de nez et autres parties ont bien sûr fait la fortune des Ophtalmologistes et Proctologues des vallées alpines, ils ont malheureusement aussi conduit à une baisse de la natalité. C’est donc contraint par l’instinct d’espèce que les alpinistes ont finis par choisir de n’en équiper qu’un seul sur les deux. La difficulté de changer la griffe de main pour adapter le côté de l’appui au terrain (main droite ou main gauche) en faisait cependant un outil laborieux. Un changement sociologique et un hasard historique a permis l’émergence du piolet moderne tel qu’on le connait aujourd’hui. C’est un mouvement (qui espérons le cyclique) de refus de la consommation au profit des potagers, qui a conduit tout une génération à redécouvrir la pioche des grands parents. Celle-ci a rapidement eu l’idée de s’en servir sur les terres gelées et c’est la facilité de ce fameux changement d’appuis qui a permis le réel développement de l’activité, perdant ainsi son cotes fastidieuse.

Saluant l’évolution du génie humain en terme du matériel, en échange d’argent (qualité souvent oubliée de l’alpiniste, qui est souvent bon consommateur de produits en tout genre) nous pouvons nous équiper des derniers outils à la mode. Fin prêt pour aller au milieu de cette mer de glace, qui ne ressemble plus qu’à un gros éboulis, s’adonner au plaisir de tordre sa cheville sur les pentes glacées afin d’arriver à se mouvoir avec élégance, en respectant les sacro-saint commandements de l’activité : Garder le bassin dans la pente, les pieds ouverts à 10h10 et ne pas tomber (ruisseaux, cailloux et crevaces etant prêt a nous accueillir). La tâche est rude il s’agit de transformer quelques grimpeurs de glaçons suspendus en danseur sur un support un peu moins vertical.

Les détails techniques, ou pratiques de l’activités, se résument plus facilement à l’aide de vidéo que d’un long texte. Je vous invite à taper Probatoire Glace guide sur YouTube pour avoir une vision des différentes absurdités réalisées (appelées dans le jargon répertoire gestuel), si cela vous intéresse.

Nous précisons à nos amis Hollandais, grand spécialiste, que tout don de matériel étanche est le bienvenu.


(Voor de Hollanders: De technieken die we moeten beheersen)

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